Communiqué du 21 septembre 2004

Comité des Victimes du Bruit et de la Pollution

 

 

 

Il est grand temps que le bruit fasse partie des priorités du gouvernement !

 

Le Comité des victimes du bruit partage totalement les conclusions du rapport mis en ligne le 20 septembre par l'AFSSE (Agence Française de Sécurité Sanitaire Environnementale).
Depuis la loi "bruit" de 1992, le nombre des victimes du bruit en France est loin de baisser, malgré les plans d'action contre le bruit qui ont été annoncés par les gouvernements ces dernières années.
En tête des nuisances: les transports terrestres.
On estime à environ 7 millions — soit 12% de la population — le nombre de Français qui sont exposés à des nuisances sonores supérieures à 65 dB(A) pour ce qui est du trafic routier et ferroviaire.
Un chiffre qui a de quoi inquiéter lorsque l'on sait que le bruit est très souvent une véritable agression sur la santé, un facteur de stress important qui explique notamment que les Français consomment de plus en plus de tranquillisants.
Un chiffre qui n'est pas non plus près de diminuer dans les années à venir sachant que l'administration ne peut pas traiter pour l'instant plus de 10 000 demandes d'aide à l'insonorisation tous les ans et que, d'autre part, le trafic poids lourds explose sur nos routes.
Depuis 10 ans, les choses ont très peu évolué en matière de lutte contre les nuisances sonores !
Le Comité des victimes du bruit demande au gouvernement un premier bilan du plan d’action contre le bruit lancé en octobre 2003 par Roselyne Bachelot.
Il est grand temps que le bruit fasse partie des priorités du gouvernement !

 

Thierry OTTAVIANI, Président du Comité des victimes du bruit