LA JUSTICE PÉNALE SE LIMITE-T-ELLE SEULEMENT AUX TAPAGE NOCTURNES OU INJURIEUX!?
QUESTION AU GARDE DES SCEAUX
Un substitut du Procureur de la République vient d'estimer qu'une plainte
pour nuisances sonores liées à une activité devait être
classée sans suite car elle ne relevait pas du tapage nocturne ou injurieux.
A la suite de cette étonnante décision, nous avons adressé
un courrier au Garde des Sceaux en ce début d'année. Extrait de
notre courrier:
« Après
plusieurs plaintes adressées au Procureur de la République, M.
XXXXX a reçu une réponse du substitut du Procureur spécifiant
que le « Code pénal réprime, en son article R623-2, les
tapages lorsqu’ils sont soit "injurieux " soit "nocturnes
" ». Le substitut a ainsi estimé que l’affaire devait
être classée sans suite car il ne résultait pas «
des enquêtes réalisées que les nuisances sonores […]
puissent recevoir une qualification pénale ».
Notre association est surprise par la réponse du substitut du Procureur.
En effet, l’article R623-2 dit de façon précise que «
les bruits ou tapages injurieux ou nocturnes troublant la tranquillité
d’autrui sont punis de l’amende prévue pour les contraventions
de 3e classe ». Mais, d’autre part, la législation prévoyant
des sanctions pénales pour les nuisances sonores, notamment en ce qui
concerne les activités professionnelles, ne se réduit pas à
l’article R 623-2 du Code Pénal.
Aussi, nous aimerions connaître la position de votre Ministère
sur cette interprétation restrictive de la loi et du domaine pénal.
Faut-il comprendre que la justice pénale ne s’occupe désormais
plus que des tapages injurieux et nocturnes ? »
Affaire à suivre…