L'ANALYSE DU CYCLE DE VIE DU PRODUIT: UNE NORME QUI PEUT DEVENIR TRÈS À LA MODE… MAIS QUI NE PREND PAS EN COMPTE LES NUISANCES SONORES
Réchauffement climatique oblige, les entreprises s'intéressent de plus en plus à l'Analyse du cycle de vie (ACV). L'ACV présente de nombreux avantages,mais aussi des inconvénients: il ne prend pas en compte, entre autres, les nuisances sonores.
Lancée
en 1969 par Coca-Cola*, l’ACV permet de comparer, pour chaque produit
fabriqué, les gaz à effet de serre qu’il génèrera
tout au long de sa vie (fabrication, utilisation et recyclage éventuel
du produit), la pollution de l’air et de l’eau, les ressources naturelles
utilisées, l’impact sur la biodiversité, le coût du
traitement ou de la mise à la décharge du produit.
Très utilisée par certaines grandes entreprises et par l’Agence
de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME),
la norme ISO 14040 de l’ACV — contrairement à d’autres
normes ISO — ne prend pas en compte le bruit, les odeurs, la toxicité
pour l'homme et le temps de désagrégation naturelle d'un produit
lors de son cycle de vie.
Une grave lacune pour les entreprises qui croient que l’ACV permet de
faire un « éco-bilan » complet des produits fabriqués
ou qu’elles veulent fabriquer.
Il faut
savoir que l'ACV permet ensuite de donner un label aux produits vendus dans
la grande consommation.
* Voir l’article de Florence Amalou in Le Monde (supplément économie) daté du 30 janvier 2007.