ÉLECTIONS
PRÉSIDENTIELLES -
SÉGOLÈNE ROYAL NOUS RÉPOND:
« LE
BRUIT CONSTITUE UNE PRIORITÉ DE SANTÉ PUBLIQUE DANS NOTRE SOCIÉTÉ»
Le 13 février dernier nous adressions une lettre à tous les candidats
à l'élection présidentielle afin de connaître leur
projet en matière de lutte contre les nuisances sonores (voir
lettre du Comité des victimes du bruit). Ségolène Royal
a été la première à nous répondre concrètement*.
Nous avons retranscrit ci-dessous le contenu du courrier qu'elle nous a envoyé.
« Paris le 13/03/07 […]
Je fais
suite à votre courrier du 12 février 2007 me demandant quelles
sont mes propositions pour ce qui concerne la lutte contre le bruit.
Le bruit est une des premières sources de nuisance de la vie quotidienne
et bien que les solutions soient connues, il importe de les mettre en œuvre
de façon concrète.
En tant qu'élue, je suis régulièrement interpellée
sur les problèmes de nuisances sonores. Par exemple comme le bruit des
pots d'échappements des deux-roues réveillant une ville entière
en pleine nuit ou encore les surdités professionnelles très handicapantes
pour les salariés atteints.
Le bruit est une nuisance peu prise en compte dans les projets quels qu'ils
soient: conception de machines, construction de bâtiments publics individuels
ou collectifs, projet de voies de communication. La notion de confort acoustique
est encore mal connue des professionnels et des décideurs. Pourtant,
la prise en compte du bruit dès la phase de conception permet souvent
de réduire considérablement les coûts nécessaires
à sa prévention.
La « loi bruit » que j'ai fait voter en 1992 est la première
pierre d'une action que je compte mener à son terme si je suis élue
à la Présidence de la République. Vous connaissez mon souci
de trouver des solutions qui permettent de corriger et surtout de prévenir
les situations bruyantes dans l'environnement professionnel ou personnel. Il
conviendra de réfléchir et de construire ensemble un plan de lutte
qui répond aux différentes situations de nuisances sonores.
L'objectif sera d'élaborer un plan de lutte qui s'appuie d'une part sur
des obligations de prise en compte du confort acoustique au moment de la conception
je pense ainsi aux projets de logements sociaux pour éviter les difficultés
de cohabitation ou aux projets de construction de voies routières et,
d'autre part, sur les moyens nécessaires pour faire appliquer les lois
existantes par une procédure simplifiée.
Soyez assuré que ce problème fera l'objet d'une attention particulière
car le bruit constitue une priorité de santé publique dans notre
société.
[…]
Ségolène Royal »
*Nous avions déjà reçu le 16 février une réponse d'Arlette Laguiller nous informant qu'elle « ne disposait pas d'un secrétariat numériquement nombreux ni d'une armée d'experts [lui] permettant de répondre avec la compétence et la précision voulues à notre demande ». Arlette Laguiller avait cependant ajouté qu'elle pourrait peut être le faire « une fois la campagne terminée ».