CAS DE M. ANDRÉ: NOUVELLE LETTRE ADRESSÉE AU MINISTRE DE LA JUSTICE
Comité des Victimes du Bruit
et de la pollution
Paris, le 23 mars 2007
A Monsieur Pascal Clément
Garde des Sceaux,
MINISTÈRE DE LA JUSTICE
13, Place Vendôme
75042 Paris Cedex 01
Monsieur le Garde des Sceaux,
Nous nous permettons d’attirer à nouveau votre attention sur le
cas de Monsieur Antoine ANDRÉ ([…] MAISSE) à la suite de
la lettre que nous vous avions adressée le 11 janvier dernier et qui
est restée sans réponse.
Monsieur ANDRÉ est victime de nuisances sonores importantes liées
à l’exploitation d’une carrière. Un bruit avec vibrations
qu’il subit quotidiennement du fait notamment qu’il n’a pas
d’autre choix que de rester bloquer chez lui depuis son accident. Un véritable
calvaire qui a fait l’objet d’articles dans la presse (vous trouverez
ces articles en allant sur notre site Internet : http://www.sos-bruit.com —
à la rubrique « M.ANDRÉ ») et qui a longuement été
médiatisé aussi dans le cadre des l’émissions de
France 3 « On peut toujours s’entendre » (émissions
du samedi 28 octobre 2006 et du samedi 10 mars 2007).
Comme nous vous l’indiquions dans notre lettre datée du 11 janvier,
après plusieurs plaintes adressées au Procureur de la République,
M. ANDRÉ a reçu une réponse du substitut du Procureur spécifiant
que le « Code pénal réprime, en son article R623-2, les
tapages lorsqu’ils sont soit "injurieux " soit "nocturnes
" ». Le substitut a ainsi estimé que l’affaire devait
être classée sans suite car il ne résultait pas «
des enquêtes réalisées que les nuisances sonores […]
puissent recevoir une qualification pénale ».
Notre association est surprise par la réponse du substitut du Procureur.
En effet, l’article R623-2 dit de façon précise que «
les bruits ou tapages injurieux ou nocturnes troublant la tranquillité
d’autrui sont punis de l’amende prévue pour les contraventions
de 3e classe ». Mais, d’autre part, la législation prévoyant
des sanctions pénales pour les nuisances sonores, notamment en ce qui
concerne les activités professionnelles, ne se réduit pas à
l’article R 623-2 du Code Pénal.
Aussi, nous aimerions connaître la position de votre Ministère
sur cette interprétation restrictive de la loi et du domaine pénal.
Nous souhaitons également que la justice et les pouvoirs publics interviennent
rapidement afin que M. ANDRÉ puisse retrouver la tranquillité
à laquelle il a droit.
En attendant votre réponse, nous vous prions de croire, Monsieur le Garde
des Sceaux, à l’expression de notre très haute considération.