Chers voisins
Ceci est encore une démarche amiable.
La situation, très regrettable, créée par les nuisances ressenties dans mon foyer à cause des aboiements de votre chien, perdure. A quelques éclats épisodiques lors de votre présence, succèdent des séquences continues en votre absence, avec des hurlements « à la mort », qui deviennent tout à fait insupportables. J’ai pu en pâtir personnellement lors de plusieurs matinées de semaine où je suis resté à mon domicile, alors que, c’est connu, je ne suis pas particulièrement sensible à ces types de bruit. Le résultat brut sur la santé de mon épouse devient inquiétant. Je suis consterné que vous y restiez indifférent .
Comme toujours en pareille situation, et dès lors que le dialogue en direct a connu rapidement ses limites, le syndic du lotissement a été saisi. Il a, à mon sens, très bien rempli son rôle en cherchant la conciliation , et en proposant, en plein conseil syndical, une solution à un problème qu’il avait connu personnellement, allant jusqu’à fournir lui même un collier anti-aboiement qu’il avait pu tester favorablement.
Vous n’avez apparemment pas voulu suivre cette voie. Il me faut donc aujourd’hui vous rappeler précisément l’article R. 48.2 du code de la santé publique qui sanctionne « toute personne qui aura été à l’origine d’un bruit de nature à porter atteinte à la tranquillité du voisinage, par sa durée, sa répétition ou son intensité », et ceci quelle que soit l’heure.
J’espère vivement que vous aurez enfin à cœur, en suivant la proposition du syndic, à mettre un terme à la situation actuelle, en ouvrant la voie d’un retour aux relations de voisinages normales auxquelles nous aspirons tous.
Recevez mes toujours très cordiales salutations.